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Alors que les héros avaient été écartés par le mouvement punk, U2 a remis au goût du jour, dès 1980, les grandes causes à défendre. L'Irlande oppressée de "New Year's Day" ou "Sunday Bloody Sunday", le destin de Martin Luther King dans "Pride (In The Name Of Love)" sont d'ailleurs quelques-uns des sujets abordés par les justiciers du rock dublinois. Mais la grande force de U2 est de soigner le fond comme la forme, les paroles et la mélodie, transformant leurs prises de position en imparables tranches de pop-rock. Si Bono sait se faire messianique, il peut aussi émouvoir et troubler en parlant d'amour comme sur "With Or Without You", utilisant sa voix comme un instrument de haute précision. Derrière lui, U2 joue un rock efficace, gorgé d'envolées qui habillent sur mesure les acrobaties vocales du chanteur. Enfin l'ensemble est produit par des pointures de studio - Brian Eno, Steve Lillywhite, Daniel Lanois - ultime garantie de qualité pour un groupe emblématique des années 80... Et 90
U2 - How To Dismantle An Atomic Bomb
QUALITE : 192 Kbit 44Khz, stereo
Titres : 80
Durée : 04:50:13
Taille : 400 mo

1 lien / CD
ultra nate-stranger than fiction
ultra techno vol 2
ultra techno vol3
Ultra Vomit ! Un nom à retenir… Que ceux qui sont passé à coté de ce groupe, pourtant pas né de la dernière pluie se rattrapent vite. Sorte d’accouplement entre Didier Super et la Playlist ipod du premier metalleux venu, le combo va faire, en l’an de grâce 2008 un sacré vacarme.

Si le groupe Nantais avait fait du bruit avec Mr Patate en 2004, gros album de Grind crade mais délirant - reprenant La Souris Verte ou Captain Igloo en version brutale - il n’échappa pas à l’assimilation avec Gronibard, cador du genre (mais si… Va faire la vaisselle sale morue !). Objectif : Thunes, nouvel opus du groupe le place clairement dans une sphère supérieure… En effet, las de balancer la sauce tout azimut et désireux de varier les conneries, le Trio sort un album, dans un format totalement grind (24 titres durant une à deux minutes chacun…), mais incroyablement riche dedans… Comme l’anticipe le titre, sans aucun doute pour faire taire les futurs détracteurs, Ultra Vomit adoucit sa musique histoire de pouvoir se laisser aller à tout ses délires… Conséquence Sine qua non : un humble chroniqueur passablement allergique à l’extrême tel que moi y trouve son compte.
Vendus crieront les crétins, convaincu qu’un hymne à la nécrophilie, chanté façon powerpop a un quelconque potentiel commercial.

Commercial… y a de ça… Entre l’opportunisme qui est le leur de sortir une version Death de Tirlipinpon sur le Chiwawa (Mechanical Chiwawa) de Carlos, quelques semaines après sa mort ou la country politique Jack Chirac, y a pas à dire, Ultra Vomit en a marre de manger Kebab (car selon la légende c’est dans un fast food des Carpates, expatrié chez les canaries que le gang s’est formé) et pense sincèrement que le caviar est meilleur à la louche.
Après une introduction grandiloquente, repompant sans vergogne le thème de Koh Lanta, le groupe part sur les chapeaux de roues et envoi Quand j’étais petit, ou l’aventure secrète du poireau de Lemmy. Et là… Au-delà du délire, pourtant de très bonne facture, le concept nous saute à la gueule. Tout au long des 24 titres (excellemment produits par Neb Xort, ex-Anorexia Nervosa qui confère aux titres une puissance et une justesse notable, qu’il s’agissent d’un Black crasseux ou d’un acoustique… Un son que bien des groupes français souhaiteraient avoir !) Ultra Vomit déroule son savoir faire en matière de Metal : Hardcore, Death, Heavy pur jus, Hard Rock et consorts, tout y passe et c’est à chaque fois un tour de force. Et ces voix… Si les growls de l’album sont des cas d’écoles, un exercice maîtrisé par le groupe, chaque voix proposées est formidable (jusqu’à l’imitation zozotante de Darry Cowl). Contrairement à Didier Super, qui en vrai punk ne respecte rien, à commencer par la non musique qu’il développe, Ultra Vomit lui est un groupe carré et incroyablement respectueux de ce qu’il singe. Par delà la moquerie c’est l’hommage qui est notable au long de cet album. Si l’ombre de Manowar plane parfois, dans la grandiloquence de certains passage, on entend par moment du Madball, Canibal Corpse et même Georges Brassens, superbement imité dans l’hilarante et volontairement courtissime La Flemme. Les Nantais aiment le Metal et il n'ont jamais essayé de le décrédibiliser. Le rendre moins stéréotypée tout au plus mais chacun des titres ici sent le respect dans sa construction, malgré l’absurdité du propos juxtaposé à la musique. Un sans faute donc.
Des défauts, car il en faut : je ne vois que deux titres en deçà du reste : Pauv’ Connard (malgré un riff surpuissant) et Canidal Corpse. Sinon c’est du tout bon. Rayon reprises, Michel Delpech a du apprécier Pour Un Mosh, détournement en règle de sa ritournelle pour un Flirt devenant une invitation à venir suer dans la fosse. Que dire de l’ultra sensuelle Morbid Cocker, sur laquelle je mets au défi quiconque de faire un striptease aussi torride que celui de 9 semaines et demi…

Poil de cul reprend la structure de Poil Pubien, composé par le groupe lui-même sur leur démo Kebabized At Birth. Un Self Tribute en somme déboulant sur un Croûte de Pus du plus bel effet. Et c’est dans cet esprit que l’album se termine (après un hommage à Mozart et un casting de canard…). L’outro est un monument à elle toute seule puisque le groupe répétera les mots ‘‘C’est Pas Mal Là, C’était mieux là’’, les déclinant à toute les sauces Metal : Du grand art.

Ultra Vomit vient de frapper très fort avec Objectif Thunes, en tout point remarquable, qui risque fort de donner quelques idées aux groupes sans originalités qui pullulent un peu partout. Sans parler des titres cultes à brailler entre potes à la sortie des concerts… Attention oreilles chastes, les délires du combo sont extrêmement additifs !
unlimited-no limits
2008 marquera le retour d'Usher ! En effet, après plusieurs années d'absence, le prodige du r'n'b revient avec un album à paraître dont le 1er single vient de leaker : Love in the club, en featuring avec Young Jeezy.