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Ulysse affronte le Dieu des Océans ! Le voilà condamné à errer dans un monde peuplé de monstres terribles : Cyclopes, anthropophages et sorcières enchanteresses… Le héros de la guerre de Troie reverra-t-il un jour sa douce Pénélope?
Un one-shot salutaire sur le rôle méconnu des Corses pendant l’occupation de Marseille, alors que la France est sous l?'occupation. Suzanne Cohen, une jeune femme juive et son fils Sacha partent se réfugier en Corse. Arrêtée à son arrivée sur l'?île de Beauté, elle est séparée de Sacha qui, grâce à la solidarité des insulaires, est mis en sûreté. Réussissant à prendre la fuite, Suzanne part retrouver son fils dans le petit village de Canari où un prêtre les recueille. Bienveillant, celui-ci leur permet de loger dans le vieux moulin du village où il les imagine à l?'abri. Mais il oublie qu?'en Corse aussi, l?'ennemi est présent : Suzanne ne tarde pas à être dénoncée par une lettre anonyme adressée directement au nouveau préfet en place... Stéphane Piatzszek et Espé signent un bouleversant récit romanesque, qui nous fait découvrir la Corse pendant la Seconde Guerre mondiale, dont le peuple d?'insoumis fit beaucoup pour protéger les juifs en exil.
Jeune médecin en traversée sur un "négrier" au XVIIIe siècle, le héros au minois si fin s'avère rapidemment au lecteur être une héroïne, mais le secret reste et il acquiert rapidement la légende d'un pirate terrifiant qui défend les esclaves. Ses hommes le craignent, mais il (elle) vient à dévoiler on ne peut plus intégralement tous ses charmes dans un cadre naturel de rêve sous le regard insoupçonné de l'un d'entre eux.
En deux nouvelles très contrastées, Gipi se penche sur la perte de l'innocence, le temps qui passe et la manière dont différents individus tentent de faire leur deuil du passé. D'un côté, Valério qui, après des années de prison pour avoir répondu aux provocations de policiers ripoux, cherche la vengeance. De l'autre, une vieille affaire datant de sept ans ressurgit et sème la furie et le sang chez des complices d'hier.

Le scénariste n'apporte évidemment pas de réponse définitive et, à la place, offre deux récits finement ciselés dans lesquels il fait montre d'un solide talent de narrateur. Prenant au vol quelques personnages, l'artiste essaye de comprendre ce qui motive leurs actions. L'objectif peut sembler ambitieux, toujours est-il qu'en seulement quelques pages et une pincée d'ellipses judicieusement disposées, ces derniers prennent littéralement vie. Débarrassée du superflu, la narration va à l'essentiel : l'âme humaine et les incidents qui marquent à jamais les destins.

Une côte déserte, une campagne pluvieuse pas plus achalandée... le dessinateur a choisi un cadre très à propos. Face à un espace sans fin – néanmoins montré avec beaucoup de panache grâce à une technique sans faille (lavis, aquarelle) -, les hommes et les femmes sont obligés de se révéler tels qu'ils sont. Les regards scrutent le paysage et tentent de trouver à quoi se raccrocher. Là aussi, la solution est intérieure, inscrite dans leurs histoires respectives.
Paul Foran est l'archétype même de l'homme de science et d'action. Grand, élancé, la carrure athlétique, la mâchoire volontaire, il va se retrouver confronté à toutes sortes d'énigmes paranormales.
Au cours de ses aventures, savants fous et aristocrates déchus vont se liguer contre cet estimable homme de science..
Malgré les difficultés qu'il doit aborder, c'est grâce à sa formation scientifique que Foran parviendra à surmonter les embûches qui vont parsemer sa route d'enquêteur.
Chevallier, participant au championnat mondial des marques, voit son "team" frappé par d'inexplicables accidents, provoqués apparemment à distance et ne présentant aucune explication mécanique.
Quelle est l'organisation machiavélique derrière tous ces attentats et sabotages divers ?
Alain Chevallier, aidé par quelques autres pilotes et des mécaniciens, s'apprêt à dévoiler une drôle de machination.
La carrière de Chevallier s'en ressentira fortement.
En 1460, dans l’austère province du Rouergue, Luce est la jeune veuve du seigneur de Mirail. Pourtant elle décide, telle Antigone, de pleurer la mort de son frère, tué dans le duel qui l’opposait à son défunt époux.L’affront est terrible pour les de Mirail. Mais, Luce est prête à défier toutes les conventions, toutes les traditions, jusqu’à s’opposer au tout puissant seigneur de Rocmirail. Son châtiment sera à la hauteur de sa détermination. En ces temps troublés, elle devient, alors, objet de vénération pour les catholiques et d’exécration pour les protestants. Des siècles plus tard, Louis Huret découvre ce que fut toute son histoire. Celle de Luce de Mirail, qu’on surnomma l’Antigone de la Basse Marche du Rouergue.


Parmi les châteaux de l’ancienne province du Rouergue, se trouvaient ceux de Rocmirail. En 1853, Louis Huret s’intéressa à leurs histoires mais surtout à celle de Luce qui vécut en ces lieux à la fin du XVIe siècle. A cette époque, Calvinistes et Papistes s’affrontaient dans des luttes sanglantes et Rocmirail avait la particularité d’accueillir en son sein deux seigneurs de confessions différentes : le vicomte de Mirail, converti à la Réforme, et Geoffroy Dalmayrac, resté catholique. La cohabitation entre les deux hommes s’effectue tant bien que mal jusqu’à la funeste nuit de la Saint-Barthélémy en 1572 pendant laquelle cinq mille protestants sont assassinés. Le conflit s’étend à tout le royaume et Geoffroy périt sur le bûcher. Luce, sa fille, est mariée de force à Abélard, fils du vicomte, les Mirail se rendant de cette façon maîtres de Rocmirail. Quelques années plus tard, le frère de Luce revient en ces lieux pour reprendre possession du château mais doit pour cela se heurter à Abélard. Les deux hommes meurent pendant leur duel. La jeune fille préfère alors porter le deuil de son frère plutôt que celui de son époux, s’opposant ainsi au puissant seigneur de Rocmirail. Le mythe d’Antigone de la Basse Marche du Rouergue est né.

Après Martha Jane Cannary et El Niño, Christian Perrissin, cette fois assisté de Déborah Renault, se penche de nouveau sur le destin d’une femme en quête de liberté. Basé sur des faits historiques et inspiré de la tragédie grecque de Sophocle, le récit est avant tout une pure fiction. Bien que relativement classique, il tire l’essentiel de sa force dans le personnage de Luce sur laquelle repose tout l’intérêt de l’album. Son abnégation et son courage en font un être exceptionnel, une véritable Résistante avant l’heure. Pour renforcer l’impression d’authenticité, l’auteur crée un témoin, Louis Huret, passionné de sa région natale et de la vie de Luce de Mirail en particulier.

Pour l’occasion, Christian Perrissin n’a laissé à personne d’autre le soin d’illustrer son travail. Le dessin a été réalisé en noir et blanc, au crayon gras, conférant à l’ensemble un effet parfois fantomatique et irréel. Les paysages, en début d’album, captent immédiatement l’œil, immergeant d’emblée le lecteur dans l’ambiance des châteaux et des vallées de l’Aveyron. Les personnages, ressemblant parfois à de magnifiques gravures, ont les défauts de leurs qualités. Esthétiquement réussis, ils possèdent en revanche des expressions figées, renforçant le côté dramatique mais donnant également une impression de monotonie.

Pour comprendre la signification du titre de l’album, dévoilée en toute fin d’ouvrage, il faut d’abord connaître l’histoire de Luce, racontée de fort belle manière même si l’aspect un peu vieillot pourrait plutôt faire penser à un joli livre d’images.
À travers une série de 9 albums qui explorent la fièvre créatrice quand elle devient vertige et engendre la folie meurtrière, L'Art du Crime va devenir le projet fou de cet homme, Rudi Boyd Fletcher.
Chaque album nous décrit une intrigue criminelle liée à l'un des 9 arts majeurs : peinture, littérature, sculpture, cinéma, musique, architecture, théâtre, audiovisuel et, bien entendu, bande dessinée.
Chaque tome, réalisé par un dessinateur différent, possède ainsi son propre univers puisqu'il se déroule dans des lieux et époques variées. Mais au fur et à mesure des albums va se dessiner une arche narrative d'ensemble - du jamais vu en bande dessinée -, qui se révèlera pleinement au tome 9 et offrira à Rudi la liberté et la rédemption, dans une ultime révélation...

T1 : Manhattan, 1972. Art Blumenfeld, un vieux milliardaire philanthrope qui a fait fortune dans le cinéma, envoie une lettre à Nora Hathaway, une jeune métisse indienne, pour la presser de venir le retrouver à New York. À l'intérieur de l'enveloppe se trouve également l'exemplaire d'une BD culte parue dans les années 1940 : La Piste de Mesa Verde, dont l'auteur Curtis Lowell est mort accidentellement. Un album inachevé qui nourrit depuis des années l'obsession de Rudi Boyd Fletcher. Lorsque Nora arrive chez Blumenfeld, le vieil homme est déjà mort, victime de la folie d'un homme et de sa quête sanglante... Arrêtée par la police et accusée du crime, Nora ne pourra compter que sur un homme : John Stoner dit Snail, un flic atypique. Il est le seul à la croire. Mais pour la sauver, Snail va devoir pourchasser Rudi et pour cela, partir lui aussi à la recherche des cinq planches manquantes. Si elles existent...

T2 : Paris, 1860. Hippolyte Beauchamp, jeune peintre doué et ambitieux, est venu conquérir Montmartre armé de ses pinceaux et de sa fougue. Il peut compter sur l'aide de son ami d'enfance et riche héritier, Maxime. Un soir, éméchés par l’absinthe, ils se font attaquer par deux voyous. À l’issue de l’affrontement, Hippolyte perd son meilleur ami et tue l’un de ses agresseurs. Le regard de cet homme mort de sa main fait naître au cœur de l’artiste une émotion si forte qu’il peint avec rage dans la nuit un tableau bouleversé et magistral. Le succès est immédiat : les critiques se précipitent et portent aux nues ce chef d’œuvre. L’artiste pressent le piège qui est en train de se refermer sur lui. Il plonge alors dans ce qu’il appellera son « Paradis de la Terreur ». Pour chaque toile, un crime...
"Le jour où ça bascule " : ces quelques mots ont inspiré quatorze auteurs internationaux, tous reconnus, et tous différents. Le résultat est drôle, dramatique, terrifiant ou mystérieux. Mais il est surtout une ode à la création qui exprime la richesse inépuisable du neuvième Art. Répondant à l’exigence d’innovation graphique défendue depuis 40 ans par Les Humanoïdes Associés, cette anthologie anniversaire est le fruit du développement international de la maison d’édition, la seule française présente directement sur les territoires américain et japonais.
Un siècle nouveau est né dans les tranchées de Verdun. Accouchement brutal, naissance douloureuse qui jette sur les pavés des années 20, une génération d'hommes meurtris. Croient-ils vraiment que « désormais rien ne sera plus comme avant ? » Allons ! Ces hommes ne savent même plus ce qu'ils veulent. Certains sont pour « un ordre nouveau », alors que d'autres s'enfoncent dans le rêve d'une société gouvernée par l'anarchie. Au milieu : Louis la Guigne, ex-poilu, ex-mutin, aujourd'hui chômeur et révolté. Face à lui, un complot implacable.
1983. Une île du Pacifique. Un matin, une lumière intense se répand en une fraction de seconde...La vie des habitants vient de basculer et leurs souvenirs sont comme effacés...

25 ans plus tard, Los Angeles. Jonathan Caldwell a parfois l'impression d'être ébloui par des halos de couleur verte, ses rêves devenus cauchemars semblent bien trop réels... Pour Joanathan, c'est le début d'une succession d'énigmes liées à son passé. Il lui faudra retrouver et agencer les morceaux d'un puzzle incroyablement complexe et dangereux....
Quinze siècles avant notre ère, sous le règne du pharaon Ramses II, les Hébreux attendent la venue de Moïse le prophète.

Les Plaies lancées par le dieu des Hébreux ravagent l’Égypte. Dans ce décor de misère, Nethi et sa sœur Nephérouré, deux jeunes égyptiens, échappent de peu à la mort et aux fièvres. Mais le destin va les entraîner vers des aventures hors du commun car les Dieux ont porté leur regard sur Néphérouré lors de son passage auprès de la Mort : ils vont l'utiliser pour porter leur enfant, l'enfant de l’Égypte, des Dieux et de Pharaon.

Dans un décor réaliste de l'Egypte Antique à l'époque où les Hébreux vont la quitter, nous allons suivre les voies de Nethi, Néphérouré puis de ses enfants dans un récit qui va opposer Dieux d’Égypte et Dieu des Hébreux.
Dans les années 20, Chicago est tout entière régie par le gangstérisme. Dans cette ambiance survoltée quelques voix s’élèvent, au rang des-quelles se distingue celle du patron du quotidien The Clarion. Bien mal lui en prend puisqu’il meurt assassiné.

Mark, un chroniqueur mondain dudit journal, bien de sa personne et cultivé, fait la connaissance dans ces circonstances dramatiques avec Golo, un homme de main un peu fruste à la solde d’un gang sordide. Après moult péripéties, Mark et Golo deviennent les meilleurs amis du monde.

Tout cela n’est pas véritablement du goût de la pègre, et le duo doit rapidement partir à la recherche d’un endroit plus paisible...

Imaginée par Victor Mora, Illustrée par Antonio Parras, cette série mêlant aventure et humour débute dans "Charlie Mensuel" en 1982, et se poursuit dans "Pilote" et "Charlie". Dargaud éditera les histoire sous forme d'albums de 1984 à 1989
Une équipe de cinq Robin des Bois aux caractères bien typés.

Deux dévoués sujets de sa gracieuse majesté, le "Comte" et Jane, sa nièce. A eux deux ils représentent le cerveau du groupe et l'indispensable touche féminine.
Un suisse, Kurt, bricoleur de génie.
Un espagnol, Pedro, spécialiste de l'ouverture des coffre-forts et charmeur invétéré.
Et enfin Moose, la brute de l'équipe.

Cinq professionnels du cambriolage qui sont plongés dans des aventures amusantes où l'auteur saupoudre l'action d'une touche d'humour pour la distraction des lecteurs volontairement ciblés chez les adolescents.
Traumatisé par l'exécution de son père sous la Terreur, le jeune Morvan, assoiffé de vengeance, erre à travers la France de la Révolution avant de rejoindre les armées de la République.

Son histoire personnelle, ses rencontres et ses aventures se mêlent aux grands tourments de l'époque, à savoir l'arrivée au pouvoir de Bonaparte et les campagnes qu'il va mener à travers toute l'Europe.

Morvan, avec son compagnon récurrent, Nicolas et son premier amour, Capucine, sera témoin et acteur de cette période haute en couleurs et en bouleversements.
Je m'appelle Billy Brouillard.
J'aime la solitude et la nuit, la pluie et la mélancolie.
Mais la mort me fait peur.


Billy, sans ses lunettes, ne voit pas très bien ce que les autres, parents et petite sœur, voient. En revanche, sans ses lunettes, il voit ce qu’eux ne voient pas : des créatures fantastiques et horribles, le monde des ténèbres et ses dangers permanents. Et ça, il adore. Ceci dit, depuis que son chat Tarzan est mort, la Mort, qui le fascinait auparavant, n’exerce plus le même pouvoir de séduction. Mais il aimerait comprendre. Quitte à se faire aider par un vieil homme de légende, qu’on ne voit jamais et qui visite les maisons en fin d’année…

Billy Brouillard illumine une période du calendrier bédéphile où l’actualité est plus calme, pour ne pas dire terne. Tout d’abord, c’est un bel objet avec une couverture soignée qui se donne des allures de grimoire rigolo. Ce qu’il est d’ailleurs d’une certaine façon puisqu’on y trouve des rubriques telles que des extraits de l’Encyclopédie Curieuse et Bizarre de Cryptozoologie de Billy Brouillard ou des Dossiers d’Harry Price qui apprendront tout à leurs lecteurs à propos de bestioles et phénomènes étranges. Enfin tout ce que le jeune Billy semble avoir retenu et interprété à sa manière. Il y a aussi des poésies, un rien macabres, des récits, un rien macabres, des récits racontés sous forme de poésies, un rien macabres. Et un gadget, un plateau pour interroger les disparus.

Mais il y a surtout un conte dont le petit garçon est l’acteur, qui se développe au fil des pages. La construction prive de certitudes quant à la nature même du récit. Elle alterne en effet les segments qui racontent cette histoire avec des fiches encyclopédiques, vers (ceux qui riment bien qu’il y aient aussi des lombrics et des asticots)ou des parenthèses mettant en scène la présentation de certains des personnages secondaires que l’on retrouve dans la trame principale. Cet artifice entretient le mystère et brouille la supposée clairvoyance du lecteur. Au fur et à mesure des pages (qu'on tourne en arrêtant de les compter puisque presque tous les feuillets du livre portent le n°13), le jeu consiste plutôt pour lui à dresser inconsciemment la liste de ce que le livre n’est pas.

Malgré les apparences, ce n’est pas une incursion dans le gothique grinçant façon Lenore, ni un recueil de situations gags, ni un manuel, ni un livre dédié aux seuls enfants, ni un livre à réserver aux adultes, et sans doute pas un hommage à Gilbert Shelton malgré le fait que Tarzan ressemble bigrement au chat de Fat Freddy. C’est autre chose qu’il faut soi-même découvrir en suivant jusqu’au bout le petit bonhomme à l’imagination fertile, en empruntant des sentiers aux apparences diverses : cases presque traditionnelles, illustrations, ombres chinoises, pages de gazette, articles pseudo-scientifiques. Un régal en matière de variété et de réalisation. Et qui ne manque pas d’ambition dans le propos puisqu’il ne se contente pas de parler de fantômes ou de vampires mais aborde aussi les terribles formes-pensées (matérialisations « éthérées » des pensées conscientes ou inconscientes), c’est dire si ça ne rigole pas. Enfin si, il suffit de voir la représentation de l’amour…

La dernière page venue, la conclusion s’impose d’elle-même : Guillaume Bianco (Will, Hot dog chez Soleil, Ernest et Rebecca au Lombard) surprend et mène son monde par le bout du nez de jolie manière avec son beau livre. A moins qu’en s’éloignant de ses gammes habituelles, il n’opère sa métamorphose en inaugurant la collection du même nom. Si Soleil réserve d’autres cadeaux de ce genre, la vue, non brouillée, risque bien de revenir à certains.
Triptyque publié en un seul gros volume par Glénat, après un premier tome resté sans suite indépendante.

Au château de Rosenthall, tout est prêt pour célébrer l’anniversaire du Roi Belmont. Les artistes viennent d'arriver et, l'une des membres de la troupe attendant un heureux événement imminent, les autres assureront le spectacle ! Mais, aux alentours, un certain nombre d'invités non désirés se pressent aux portes de Rosenthall : le redoutable Troffen et ses mercenaires, le volcan Ferona dont les soubresauts font craindre le pire. En effet, il se murmure que chaque éruption présage de l'arrivée d'un grand dragon !
L'Angleterre, son flegme légendaire, son aristocratie inimitable et ses bonnes manières… Enfin, "bonnes", ça dépend. Il arrive parfois que la meilleure famille dissimule des intentions pas très jolies. Et même des comportements franchement crapuleux…

BD Les Rochester

Mais ça, Elza Rochester ne le sait pas encore, au moment où elle s'apprête à épouser le jeune Charles Pendrock. Le jeune homme idéal : l'air avenant, la mèche blonde rebelle, l'une des plus grosses fortunes du royaume. Et une parfaite maîtrise de lui-même en toutes circonstances. Sauf quand il se retrouve écrasé par les dettes de jeu – contractées sous un faux nom, bien entendu. Ou contraint d'avoir un enfant s'il veut toucher l'héritage de sa tante… En attendant de se faire une idée plus précise de son futur mari, Elza continue à garder le contact avec le précédent, lequel préfère définitivement les salles de boxe enfumées aux salons de thé trop raffinés. Et se décide à éclairer son "ex" sur la véritable personnalité de son promis...

Décidément, l'Angleterre traditionnelle cache bien son jeu. Dans le calme trompeur de ses vieilles demeures, on pratique le chantage, le mensonge et l'empoisonnement avec autant de facilité que s'il s'agissait d'une partie de croquet. Et les arrière-cours des docks de Londres recèlent autant de dangers qu'une anodine petite route de campagne noyée dans le brouillard…
Plongeant dans les ténèbres d'une mystérieuse bibliothèque, voilà Siwel partie dans un voyage onirique à la Lewis Carroll, où elle croisera de célèbres héros de romans.

Des rats patibulaires, une lune en forme de virgule, un farfadet frivole et fanfaron, seize Louis sonnants et trébuchants, une reine de cœur d'artichaut, une glace qui réfléchit, un Lapinot toujours pressé… Voilà quelques-unes des atypiques rencontres de la jeune Siwel, qui va devoir faire preuve de ténacité pour trouver la sortie de ce labyrinthe.

Balade poétique, hommage littéraire à Carroll, Shakespeare, Dumas, Stevenson et bien d'autres, Le Songe de Siwel est bien un Alice aux pays des Merveilles revisité pour adultes. Mais s'agit-il bien d'un simple songe ? Il se pourrait bien que la fin réserve une ultime surprise…
L’entrée en matière a tout pour plaire : belle introduction cinématographique qui présente un trait racé et une colorisation pleine de caractère, puis des dialogues soignés au ton habilement décalé pour lancer dans l’aventure les deux personnages principaux. Efficace, rien à redire. Au début, le lecteur se croirait dans la série-concept La grande évasion des éditions Delcourt, tant le récit concentre dans les premières pages tous les ingrédients du genre : élaboration et mise à exécution d’un plan, le tout avec ruse et sagacité… jusqu’à ce qu’un grain de sable vienne enrayer la mécanique.

Les auteurs enchaînent en offrant une vue imprenable sur un univers qui oscille entre imaginaire de science-fiction (avec un bestiaire à la Men in Black) et réalisme (société du spectacle où règne la loi du plus fort, avec son cortège de manipulations et de coups fourrés). Si l’ensemble fonctionne assez bien, il laisse son public sur sa faim : le manque de profondeur dans le traitement du décor et des protagonistes a tôt fait de rendre le scénario quelque peu bancal. Les péripéties et autres retournements de situation se succèdent à un rythme tel qu’une confusion certaine finit par s’installer, tandis que le peu d’informations recueillies sur les différents acteurs et leur passé suscite un sentiment grandissant de frustration. Un constat d’autant plus regrettable que les sources d’inspiration remontent de manière intéressante jusqu’au super-héros à l’américaine, créant un monde foisonnant qui demandait assurément à être creusé davantage.

S’il fallait résumer en quelques mots l’expérience vécue à la lecture d’Inoxydable, peut-être faudrait-il simplement dire que Sébastien Floc’h et Steve Baker sont un peu à l’étroit dans un format "one-shot" qui les bride et les empêche de faire les choix les plus judicieux. Reste une myriade de clins d’œil aux séries B et, surtout, ce graphisme au goût très prononcé de « reviens-y »…
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