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Bras armé d’une organisation dont le but déclaré est de renverser le gouvernement, Aristide Nyx est un Régulateur doté de nerfs d’acier et d’une technique en béton armé. Mais il possède aussi un secret : son cœur est rongé par les vers... Il sait qu’il va mourir, mais il ignore quand. Alors, en attendant, il tue... Jusqu’au jour où on lui propose d’assassiner une tueuse à gages en qui il reconnaît une amie d’enfance... À partir de cet instant, la "machine à tuer" s’enraye. Et un Régulateur qui doute devient aussi imprévisible et dangereux qu’un tigre blessé...

Avertissement personnel : pour ceux qui vont s'attaquer à cette série, ça va être terrible ! Les 2 premiers tomes sont éblouissants mais ensuite, pour 3 tomes, c'est la cata. Un dessin bien moche et un scénar de feignasse. Pourquoi ? Comment ? Mystère.
Heureusement le dernier tome cloture la série de façon correcte mais sans retrouver la magie du début.
Partie 1 : T01-10
Partie 2 : T11-20
Partie 3 : T21-27
Partie 4 : T28-30
Partie 5 : T31-35
Partie 6 : T36-38

Le mystérieux Joah se révèle sous les traits de Frohze, autrement dit la mythique coéquipière du Dieu Gourmet lui-même ! La Cuisinière Divine aurait relevé l’impossible en revenant d’entre les morts ! Une double question se pose pour Toriko et ses amis : comment et surtout, dans quel but ? La lumière va enfin être faite sur le passé d’Acacia, de Frohze et de leurs disciples !
Goliath

Goliath [UDE][TB][RG]

26/07/2016
+646
.
On croyait tout savoir de la légende biblique de David et Goliath. Symbole de la victoire du faible contre le fort, de l’intelligence contre la force, ce duel à l’issue inattendue est l’un des mythes les plus connus, qui a déjà inspiré quantité de peintres et de poètes. Pourtant Tom Gauld, qui avec ce magnifique ouvrage en bichromie, riche et plein de tension, faussement minimaliste, entre enfin dans le catalogue de L’Association, renouvelle le mythe et en donne une version surprenante et émouvante.

Dans la lignée de sa revisitation du mythe de l’Arche de Noé vu par ses fils (paru dans Kramer’s Ergot 6), il fait revivre le combat en suivant Goliath et son écuyer. Qui est Goliath ? Pourquoi a-t-il été choisi pour le duel fatidique ? Parce que c’est un géant et qu’il fait peur avec sa grande armure. Malheureusement pour lui, c’est tout et cela ne suffira pas face à la volonté divine.

Prenant le point de vue du géant contre le berger, Tom Gauld nous offre un portrait de Goliath en victime de son armée, de Dieu, ou de la malchance.
Depuis la nuit des temps, la Garde protège les souris des mille dangers qui menacent leur existence. Trois de ses membres les plus solides, Kenzie, Saxon et Lieam, découvrent lors d’une mission de routine un noir complot ourdi dans la ville de Barkstone. Trop tard ! Lieam est fait prisonnier, les deux autres sont laissés pour mort aux portes de la ville et une armée traîtresse marche déjà vers Lockhaven, la légendaire forteresse de la Garde.


Automne 1152, trois ans se sont écoulés depuis les guerres d'hiver contre le Furet. La Garde, le corps d'élite garant de la sécurité de tous, veille au grain. Liam, Saxon et Kenzie ne ménagent pas leur peine pour tenir leur rang. Ils sont envoyés à la recherche d'un marchand disparu mystérieusement. Mais la mission prend une tournure plus inquiétante car une menace semble peser sur l'avenir de Lockhaven et des autres cités des Territoires. L'aventure sera plus périlleuse et plus rude qu'il n'y paraît.

Avoir le sentiment ded tenir un chef d'œuvre avant même de l'ouvrir est une sensation bien rare. Une belle couverture de bande dessinée est un atout dans ce domaine mais cela va bien au-delà avec Légendes de la Garde. Le livre est un tout, son format, sa texture, son odeur également, en font un objet à part, qui, lorsque la lecture commence ne font que confirmer l'idée première.

David Petersen est un magicien. Peu d'auteurs sont capables de transformer ainsi le monde des animaux en reflet de notre société. Art Spiegelman (Maus), Calvo (La bête est morte), Michel Plessix (Le vent dans les saules), etc. Les noms ne se bousculent pas dans les esprits. Celles et ceux qui prennent Légendes de la Garde pour un récit fantastique où les souris seraient douées de parole se trompent. Le choix de l'auteur n'est pas comparable à celui relevé fréquemment dans les bons et mauvais récits d'héroïc fantasy. C'est un processus propre à faire rêver les grands enfants que nous sommes, en rendant merveilleux l'ère proche de la barbarie qu'était le Moyen-âge, à l'aide d'un peuple reconnu par nos semblables comme nuisible. Le choix de l'époque est audacieux et étonnant pour un natif d'un Nouveau monde à l'Histoire trop récente pour s'enorgueullir de posséder une mémoire concernant cette époque. Encore une preuve de qualité de création que de se projeter loin de ses bases sans être obligé de se fourvoyer dans d'extravagantes fadaises.

Récit simple et efficace, Automne 1152 plonge au cœur d'un royaume menacé par un usurpateur que seuls des soldats d'élite, la Garde, peuvent débouter. C'est la trame de toute bonne histoire d'aventure mettant en scène des héros, des traîtres et des légendes promptes à soutenir le moral des faibles. Que demander de plus ? Des intrigues alambiquées et capilotractées, des pouvoirs surnaturels déjà utilisés mille fois et des créatures improbables ? Non point, de l'efficience, juste de l'efficience, rien que de l'efficience ! Sachons être économes parfois. Lecture trop rapide pensent certains ? Les fous ! Ils n'ont pas pris le temps de contempler le dessin de David Petersen et d'apprécier l'une des très grandes forces attractives de cette bande dessinée.

Le trait proche de l'illustration propre aux livres pour enfants peut laisser penser, par erreur, à un ouvrage qui leur serait exclusivement destiné. Epuré mais vivant et parachevé avec des couleurs chatoyantes, le graphisme mise sur la sobriété et privilégie l'ambiance au mouvement des personnages qui peuvent souffrir d'un certain statisme, même si l'action ne manque pas. L'ensemble est chaud comme une veillée au coin du feu, mais il est vrai que la saison s'y prête et la neige, qui s'annonce déjà, promet de belles blancheurs froides et rudes.

Tant de qualités et pas de défaut, c'est presque trop beau. Alors on se surprend à noter les détails impardonnables : le lettrage ridicule de petitesse et de fadeur proposé par l'adaptation française, le nombre souvent réduit de cases par page accélérant le rythme déjà soutenu du récit, … C'est tout ? Qu'ils sont risibles et inutiles ses trois petits points, telles trois petites crottes de souris au milieu des feuilles d'automne, signe d'un bivouac de la Garde en mission et d'une évidente pénurie d'arguments négatifs !

Acclamons les braves et les preux !
Comme chacun peut,
Chacun achètera ou empruntera,
Mais Légendes de la Garde tu liras !
Tous les héros ont été des enfants bercés par des légendes mettant en avant les valeurs qui font d’eux les souris qu’ils sont devenus. Kenzie, Saxon, Sadie, Gwendolyn, Rand ont été inspirés par l’intelligence du tisserand, le courage de Baldwin, la générosité et l’humilité d’Alma la cuisinière, la puissance de l’amour du fabricant de bateaux ou encore le dévouement des trois filles du porteur de la Hache.

Ce nouveau tome des Légendes de la garde est un recueil d’histoires courtes, dans lesquelles David Petersen joue plus que jamais les conteurs. Il met en scène de jeunes souriceaux – personnages importants des trois volumes déjà parus – à qui un adulte raconte une fable afin de leur inculquer certains idéaux. L’auteur fait preuve de beaucoup de tendresse et de finesse, n’adoptant jamais un ton moralisateur. Ces historiettes s’inscrivent pleinement dans le contexte médiéval de cet univers imaginaire et en étoffe le folklore. Bien entendu, la partie graphique ajoute énormément à la magie. Ce ne sera pas une surprise pour les fidèles de ces petits rongeurs, c’est une nouvelle fois beau et travaillé, avec quelques trouvailles graphiques tels les contes transcris sous forme de tapisserie ou, mention spéciale, le spectacle de marionnettes qui est une réussite.

Évidemment, il n’est pas question de grande épopée et de suspense dans ce nouvel épisode, seulement des petits récits simples mais justes, sur lesquels il flotte un doux parfum d’enfance. Souvenez-vous, celui des moments où la voix du parent vous emportait vers des mondes merveilleux, berçant vos rêves et stimulant votre imagination pour vos jeux du lendemain.
Cette histoire a été publiée dans Tintin édition française entre 1983 et 1986

Monsieur Edouard est convoqué pour un rappel sous les drapeaux. Comment faire comprendre aux militaires qu'il est trop vieux pour cela ? Il a des arguments qui vont les convaincre intérieurement. On peut lui faire confiance.
Quelque part sur la Terre, un paysage semblable à un lagon. Caché derrière une falaise, un homme d’environ 30 ans remarque la présence d’une belle jeune femme, vêtue d’un bas de survêtement et d’un petit haut. Après s’être déshabillée, la nymphe va nager et plonge dans une eau chaude et claire. Quelques instants plus tard,
lorsque la femme réapparaît à la surface, celle-ci flotte inanimée, lourde comme une masse : elle est morte. Plus loin, une famille se rend sur une plage de sable afin de profiter du calme des lieux et de la lumière chaude. Sur le chemin, les enfants croisent un homme étrange, allongé sur le sol et saignant abondamment du nez. Encore plus étrange : Elvis, le chien de la famille, vient de trouver les vêtements, apparemment abandonnés, d’une jeune femme… Peu à peu, d’autres phénomènes mystérieux se produisent : les enfants semblent grandir à un rythme effréné, ce qui effraie la mère de Félix, et les téléphones sont impuissants à joindre les secours…
Prokon

Prokon [UDE][XX][TB][RG]

26/07/2016
+646
.
La ville de Prokon (dont le nom comprime en un seul les deux mots PROduction + KONsommation) est l'utopie capitaliste enfin réalisée : à Prokon, chaque individu possède un emploi, contribuant ainsi au niveau général de consommation qui lui-même soutient la production, qui elle-même garantit le niveau d'emploi sur quoi repose la consommation, etc. Le cercle est aussi vicieux que la logique est naïve : confis de bonheur, de lotissements résidentiels et de produits standardisés, les habitants de Prokon se vouent corps et âmes à la satiété de consommation.

C'est compter sans l'ennemi juré de Prokon, le Docteur Dracenstein qui, relégué aux marges de la cité, met la main à sa dernière arme : le spray d'éternité ! Ayant compris que l'insolente vitalité de Prokon repose sur le principe d'obsolescence des produits manufacturés - autrement dit sur la nécessité, programmée par leurs fabricants, de les remplacer régulièrement, le Dr Dracenstein entreprend, par simple pulvérisation, de figer pour l'éternité dans leurs fonctions et dans leurs qualités d'origine les objets, les produits, les mécaniques.
Duane et Cameron, deux vieillards portés sur la bouteille qui survivent en pillant les cimetières, passent de village en village. Pour justifier leur errance, ils disent être à la recherche de la mère de Cameron, une guérisseuse. Mais entre Claire Woodward, la belle et dangereuse magicienne dont Duane est amoureux, et les Grands Gobelins embusqués à la croisée des chemins, leurs déambulations ne sont pas dénuées de dangers.

Mais qui est Mongo ?
Mongo est un troll, mais peu importe, car ce n'est pas l'objet du récit. D'ailleurs, il n'est même pas sûr que ce soit lui dans les premières pages. Le sujet, c'est un trio improbable qui erre dans un Moyen-Âge fantastico-parodique à la Donjon.
Duane, le grand carré, et Cameron, le petit rabougri, devraient être à la retraite depuis un bail mais ils continuent d'exercer le doux métier de pilleur de tombes, quand ils ne sont pas piliers de taverne. Claire Woodward a déjà vécu trois vies avant celle-ci et en vivra encore cinq.
Quel est leur but ? Ne pas se faire lapider, pour commencer.

Road movie admirablement servi par une belle ligne claire, ce dernier ouvrage de Philippe Squarzoni emmène le lecteur dans une époque froide et brutale, dont les arbres portent de sinistres fruits pendus, encombrée de créatures toutes plus étranges les unes que les autres. Cette première incursion de l'auteur dans un univers médiéval fantastique humoristique fleure bon les productions Delcourt des années 90 : absurde et nostalgie au menu ! La narration est un peu confuse dans le sens où les motivations et origines des personnages demeurent mystérieuses, comme s'il restait beaucoup à dire et pas assez de pages pour développer. Le site de l'éditeur reste assez sibyllin et ne précise pas si c'est un one-shot ou si une suite est attendue. Dommage, car ce volume a un très bon potentiel de tome introductif.
Yves Sainclair ?... c'est un pilote d'avion. Mais c'est aussi un aventurier qui vit sa vie assez tumultueuse dans l'Orient des années 20... C'est surtout en Chine qu'on le retrouve ; une Chine encore bien secrète où sociétés et trafics en tous genres fleurissent chaque jour dans les villes et les ports... Mais bien qu'aventurier, Sainclair est aussi une homme d'honneur. C'est en la compagnie du colonel Blanchard et de Tcheou -un autochtone- qu'il va livrer une lutte sans merci contre l'infâme Alvaro, un individu vraiment peu recommandable... Mais ce sera aussi l'occasion de combattre la mystérieuse Miss Nugget, aventurière comme lui, mais dont les charmes ne lui sont pas insensibles...
Des classiques.
À l’époque où il publiait Pickle, son propre comic book, Sam Zabel bénéficiait d’une certaine renommée critique, mais avec le temps, son mariage avec Sally, la naissance et l’éducation de ses deux fils, la routine s’est installée et il a plongé dans une dépression chronique. Pour tout dire, Sam a perdu sa passion pour la bande dessinée ; il n’arrive même plus à livrer ses scripts pour la série Lady Night. Six ans déjà d’impuissance créatrice ! Pour quelles raisons ? Son subconscient le lui révèle progressivement. D’abord en impliquant sa super héroïne dans une rêverie érotique. Puis en faisant traverser le miroir à Sam et en le catapultant dans une trépidante aventure imaginaire sur Mars, juste après la découverte dans une boutique d’occasions d’une vieille bande dessinée de science-fiction. Sam s’y retrouvera brusquement couronné Roi de Mars, puis confronté à un harem de femmes nues à la peau verte, joyeusement tentatrices…? Dans Hicksville, le roman graphique qui l’a rendu célèbre, Dylan Horrocks scrutait d’un oeil neuf l’histoire du 9e art et les coulisses pas toujours reluisantes de l’industrie du divertissement. Avec ce nouveau récit en forme de mise en abyme, il met brillamment en question le thème des créateurs et de leur création dans l’univers parfois névrotique de la bande dessinée, tout en rendant un vibrant hommage à la puissance sans limite des forces de l’imaginaire.
Le jour où Marion emménage avec sa mère dans la maison de famille dont elles ont hérité, une nouvelle vie commence pour la petite fille. Fini la vie citadine, les voilà installées au bord de la mer, dans le village où ses grands-parents ont vécus plus de trente ans auparavant. L'endroit est magique : une vue imprenable, la plage au pied du jardin... Au village, les plus anciens se souviennent du grand-père de Marion, disparu en mer bien avant sa naissance ; c'est l'occasion pour elle d'en apprendre un peu plus sur l'histoire de sa famille, dont elle ne sait presque rien. Et puis, il y a ces rochers sculptés, sur la lande, dont les anciens du village disent qu'ils sont une trace de légendes oubliées... Mais alors dans ce cas, pourquoi déchiffre-t-elle sur l'un d'entre eux les initiales et la date de disparition de son grand-père ? Et pourquoi le gardien de phare, leur plus proche voisin, leur paraît-il si hostile, alors qu'il a été l'ami de son grand-père du temps de sa jeunesse ? Un récit fantastique sur fond de secret de famille et de légendes maritimes, qui met en scène une petite fille d'aujourd'hui.
Bob Leclerc a 57 ans. Ancien pilote de chasse, il coule une vie tranquille dans un quartier populaire de Montréal. Pourtant, en 1959, un événement extraordinaire bouleverse son existence. Les Martiens veulent envahir la Terre et mettent au point une redoutable machination. Ils infiltrent petit à petit la population en prenant une apparence humaine et préparent ainsi, de l'intérieur, une vaste offensive. Bob est l'un des rares à être au courant de cette terrible menace. En compagnie d'un petit groupe de scientifiques, il élabore un plan pour sauver la planète. Vont-ils réussir à mettre un terme à cet horrible cauchemar ?

Grégoire Bouchard est né en 1965. Pourtant, malgré son jeune âge, il semble avoir été profondément marqué par les années 60. D'ailleurs, il aime à rappeler que sa venue au monde coïncide avec la séparation des "Jaguars", un célèbre groupe yé-yé de l'époque. Mais ce sont surtout les séries de science-fiction, comme "Thunderbirds" ou "Fusée XL5" qui ont influencé son travail. Cet aspect kitsch, un peu démodé, voire vieillot, se retrouve volontiers dans Vers les mondes lointains.

Vers les mondes lointains, c'est avant tout une ambiance, celle du Montréal de la fin des années 50, de ses rues recouvertes d'asphalte gris, de vieux panneaux publicitaires aux slogans rétros vantant des produits aujourd'hui disparus. Mais aussi du temps où les vétérans évoquaient chez Tony, devant un hamburger-frites dégoulinant jusque sur les mains, leurs souvenirs de guerre ou leurs exploits face aux asiates. Un poids du passé que beaucoup ont pourtant du mal à supporter, certaines cicatrices morales restant désespérément ouvertes. L'auteur semble visiblement nostalgique de cette époque qu'il n'a toutefois pas connue. Même si, de temps en temps, il vient à se moquer d'aspects désuets quelque peu rococo ou d'un patriotisme exacerbé. Le ton, au premier abord sérieux et grave, s'avère bien souvent à prendre au second degré.

L'histoire elle-même est finalement reléguée au second plan, exagérément étirée, presque noyée dans le décor. Car il faut bien l'admettre, il ne se passe pas grand chose pendant les quelques 150 pages que compte l'album. "Maintenant Bob Leclerc sait que les Envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a commencé" sonne comme un air de déjà entendu et on ne peut pas vraiment dire que Bob soit très pressé de sauver le monde, plus occupé qu'il est à ressasser ses vieux souvenirs de pilote. Ces derniers prennent la forme de nombreux flashbacks qui éloignent constamment de l'intrigue principale et lui font perdre toute son intensité.

Le dessin semble tout droit sorti de certaines revues de science-fiction des années 60, telles que "Météor" ou "Sidéral". Il faut de plus s'habituer à la physionomie particulière des personnages, à leurs visages ravinés, à leurs yeux minuscules, à leur absence quasi totale de mouvements qui leur donnent finalement des allures de zombies, plus que d'êtres humains. Néanmoins, les décors et les couleurs sont pour la plupart réussis et aident à l'immersion dans le Montréal de l'époque. Enfin, il est à noter la très bonne qualité d'ensemble de l'ouvrage, à l'esthétique irréprochable, propre à la collection "Discover" des éditions Paquet.

Pour les lecteurs fans de batailles intergalactiques, de combats épiques, bref, d'action pure et dure, Vers les mondes lointains se révélera d'un ennui incommensurable. Pour les autres, ce récit d'anticipation, parfois un peu longuet, possèdera certains atouts qu'il sera nécessaire de développer dans une suite, laissée envisagée par la fin de l'album.

Par L. Gianati


Je rajouterai que si l'histoire est prise au premier degré, cet avis tient la route, mais au second degré, pas du tout :
C'est d'abord un pamphlet subtil contre l'arrogance et le mépris de certains groupes humains pour d'autres, sous prétexte de supériorité technologique et "morale". Et avec une touche d'humour pince-sans-rire.
Même si le genre n'a rien à voir, cela m'a rappelé le film "Starship Troopers", qui semble être bien bourrin et primaire de premier abord, mais en fait très malin si on gratte la première couche.
C’est une grande et belle maison. Une maison de famille, que des notables se passent de génération en génération. Les héritiers du moment viennent de s’y installer, et la belle et grande maison retrouve la vie. Il y a plus de trente ans, un drame s’y était déroulé. Les années ont passé, mais les souffrances et les haines sont encore là. Et le retour des quelques protagonistes de cette vieille histoire sera suffisant pour qu’un nouveau drame se déclenche.

François, Marie et leur fille Clara ont quitté Paris et se sont installés depuis peu dans la grande maison de famille que François vient d’hériter de son père.

Ce déménagement n’est pas du meilleur effet sur François qui passe trop de temps au bar du village. Un matin, Baptiste se présente et propose d’accomplir les menus travaux en échange du gîte et du couvert. Marie et Baptiste auront bientôt une aventure.

Mais Baptiste n’est autre que le demi-frère de François. Fruit de la scandaleuse liaison entre la mère de François et un jardinier maghrébin, arraché de force à sa mère, et confié à l’Assistance Publique, il n’est revenu que pour se venger.

Thriller hitchcockien, cet album tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière case.

L’œil de la forêt est un one shot en couleurs directes, représentatif de la nouvelle école suisse (Peeters, Wazem... ).

Un régal ! Une petite merveille graphique, dans un style vraiment original et très personnel, dont on déguste chacune des images., particulièrement colorées. L’intrigue est amenée par petites touches inquiétantes, posément, patiemment, instillant progressivement l’angoisse chez le lecteur Au début, on se croit dans un conte de fées. Mais il bascule irrésistiblement vers le cauchemar. Les personnages sont forts, leur psychologie est bien cernée, avec les névroses issues de leur enfance qui continuent à leur pourrir l’existence. Les excellents dialogues apportent une touche finale à cette incontestable réussite.
Albums :

T01 - Le pourpre et l'or - 1997
T02 - De sable et de sang - 1999
T03 - La meilleure des mères - 2001
T04 - Ceux qui vont mourir - 2002
T05 - La déesse noire - 2006
T06 - Le sang des bêtes - 2007
T07 - Vie des feux - 2009

Nous sommes dans la Rome antique. L'empereur Claude assiste aux combats de gladiateurs qui luttent en plein de milieu de l'arène, avec le fol espoir de survivre. En marge de ces événements tragiques, d'autres complots se fomentent dans l'ombre, avec un éternel enjeu, le pouvoir...
Dans un Moyen Âge où le christianisme annihile toute autre croyance, le monde de Faërie meurt sous l'impulsion de forces démoniaques. Pour le sauver de la destruction, la Reine des fées confie à Igguk Plitchwook, «la mémoire des Elfes», la mission de rechercher le Cœur de Cristal. Pour cet alchimiste elfique, il s'agit là du début d'extraordinaires péripéties.
- T1 : Pitchi Poï
- T2 : La Folie Pom'Pet
- T3 : Baby Belle

Tome 1 :
Pitchi Poï est une petite île sympathique qui voit sa vie bouleversée par l'arrivée d'un hippopotame chercheur africain. Il vient résoudre le mystère du pompotier, un arbre surprenant qui produits des fruits explosifs.
Très vite, ceux-ci deviennent sources de convoitise pour les habitants de l'île, en particulier pour le cochon Norbert Presskopf. Cette forte personnalité du village est prête à tout pour asseoir son autorité...

Tome 2 :
Désiré, l'hippopotame scientifique, fait la une des journaux. En inventant le moteur à Pom'pet, il force l'admiration de tous les villageois et la jalousie de Norbert le cochon.
Mais bientôt, il y a pénurie de Pom'pet à Pitchi Poï et le cochon voit là une occasion de prendre sa revanche. Norbert se rend dans le village d'origine de Désiré, seul lieu à encore posséder cette denrée rare. Il veut profiter de la crédulité de ses habitants afin d'abuser de leur richesse...

Tome 3 :
Révolution sur la petite île paisible de Pitchi Poï : Il parait que c'est un endroit subitement devenu follement pitch !
Arrivée par hasard et par erreur, Baby Belle, personnalité haute en couleur et VIP notoire, tombe littéralement amoureuse du site, ou plutôt de son potentiel d'expansion. Elle décide donc d'en faire le dernier endroit à la mode.
Suivent alors un déferlement de touristes bobos, une montagne de projets immobiliers et une certaine discorde entre les habitants.
Spot saura-t-il relever ce nouveau défi et rendre la tranquillité méritée à leur paradis pétaradant ?
Une Humanité en orbite, une planète devenue poubelle, c'est le monde de Gord. Un monde apocalyptique, où ce type un peu paumé échoue par erreur. Vivez ce voyage initiatique de Gord, sa découverte des hommes, sa lutte pour survivre sur cette Terre devenue hostile, et peut-être un jour retrouver la liberté..., et Abbla...

4 fichiers en un seul lien :

Gord - 1. ...et ils ont appris le vent (1987)
Gord - 2. Le spit du snack (1988)
Gord - 3. L'enfant-dieu (1992)
Gord - 4. La neige rouge (2000)
Albums :

1. Exode 06/2013
2. Requiem 03/2014
3. Résurrection 05/2015

Un cataclysme a transformé l'atmosphère terrestre, qui filtre désormais tous les rayons UV. Résultat, les vampires qui se cachaient le jour font de la planète leur terrain de chasse... La survie de l'espèce humaine est menacée. Seuls et dissimulés au milieu des décombres d'une ville ravagée, deux adultes et une poignée d'enfants tentent de s'en sortir. Sous l'influence d'un mystérieux sauveur qui se joint à eux, ils font le pari désespéré de traverser l'Europe, à la recherche d'un refuge où les derniers hommes se seraient regroupés…
Albums :

1. Giacomo Serpieri - Marie-Alice Lavoisier 08/2008
2. Betty Boren - Jayden Paroz 11/2008
3. Adrian kenton - Zanya Sentya Orozco 01/2010 (manquant)

UNE FEMME, UN HOMME, ILS NE SE CONNAISSENT PAS… ET POURTANT,
ILS ONT LES MÊMES ÉTRANGES VISIONS…
Venise. Alors qu’il quitte la magnifique cité lacustre, Giacomo Serpieri raconte sonhistoire, une banale histoire d’amour déçu, selon lui. La vérité est bien loin de ce qu’il prétend. Giacomo est en fait un meurtrier de la pire espèce! Et sur le bateau qui l’emporte loin de Venise, Giacomo se met à avoir d’étranges visions...

Paris. Marie-Alice Lavoisier est amoureuse de Norbert. De son côté, il aime les femmes bien rondes et ne prive pas Marie-Alice de manger les bons petits plats qu’il lui prépare. Aussi, quand Norbert la trompe avec une toute mince, Marie-Alice voit rouge et décide de se venger bien qu’elle soit tourmentée par d’incroyables hallucinations...
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